2003-2007

Retour en Fédérale 3. Des hauts, des bas Suite…

2002-2003

US Quillan Haute Vallée 2002-2003

US Quillan Haute Vallée 2002-2003 Equipe B

US Quillan Haute Vallée 2002-2003 Equipe 1

Christian Varlet

Christian Varlet.

 

Le 16 mars 2003, au soir de la victoire remportée par les “rouge et bleu” contre Montélimar, Christian VARLET, secrétaire adjoint de l’U.S. Quillan s’en est allé brutalement après avoir une dernière fois partagé un moment de convivialité avec ses amis dirigeants.

Son décès a plongé dans la  stupeur le club “rouge et bleu” d’autant qu’à 53 ans, rien ne laissait présager un tel drame.

Christian était un sportif émérite et éclectique qui avait pratiqué la gymnastique sportive et la plongée sous-marine avec l’École Inter armée des Sports de Fontainebleau.

Il avait également joué au rugby avec le Club de Champagne sur Seine de 1966 à 1976. En avril 1999, son activité professionnelle le conduit à Quillan où il tient avec son épouse la Maison de la Presse.

Passionné de rugby, il rejoint alors l’U.S. Quillan Haute-Vallée au sein de laquelle il s’intègre parfaitement et où il se fait remarquer par sa disponibilité, son sérieux et son dévouement.

En juin 2002, il est une des chevilles-ouvrières du comité d’organisation du centenaire et se dépense sans compter pour que ce moment-clé de la vie du club soit pleinement réussi.

Secrétaire adjoint, chargé notamment de la gestion des panneaux du stade et de la boutique du club, Christian s’investit à fond et se double d’un supporter acharné, toujours prêt à soutenir les équipes qui défendent les couleurs “rouge et bleu”.

Avec son départ prématuré, la grande famille du rugby quillanais perd un véritable ami. Les joueurs, éducateurs et dirigeants ont une pensée émue pour ses proches et particulièrement pour son fils Romain, joueur de l’équipe junior du club doyen de la Haute-Vallée

2003.2004

La saison sportive des seniors est marquée par les mauvais résultats, changement d’entraîneur, Frédéric Ancelin remplaçant Gilbert Loubet.

Il est des saisons où rien ne réussit et celle de 2003/04 fera partie de celles-là sauf qu’elle connaîtra un épilogue heureux pour le club doyen. Sur la pelouse haut-garonnaise de Grenade, c’est une victoire sinon rien qu’il faut aux quillanais pour ne pas descendre en Fédérale 3. En marquant un essai à la toute dernière seconde, tout le poids du succès repose sur le pied droit de Mathieu Péchou. Du bord de la touche, le jeune arrière rouge et bleu cadre la transformation pour un succès miraculeux.

Les juniors se sont qualifiés, et ont perdu en seizième régionale.

Pour les cadets il n’en a pas été de-même, puisqu’ils ont remporté le bouclier et ont été sacrés champions du Languedoc-Roussillon on ne retiendra que cela.

Philippe Cattin

Roland Plantier

Ci-contre à gauche: 

Didier Algans, Emil Floréa, Laurent Torreilles

2003-2004 Equipe 1

2003-2004 Equipe 2

Ionut Rouxanda

Le pack Quillanais

Philippe Cattin

Sorgesa

Roland Plantier

Philippe Cattin, Michel Cuguillères

2004-2005

 

La saison est endeuillée par la disparition de Pierre Azalbert, ancien international treiziste, venant de Carcassonne, il a été une des pièces maîtresses des années 1950, il a été champion de France de troisième division en 1955.

 

Sportivement, une saison décevante, Quillan retrouve la Fédérale 3 après 26 ans en Fédérale 2.

Pierre Azalbert

US Quillan saison 2004-2005 Equipes 2 et 1

2005-2006

Première saison en fédérale 3 depuis 42 ans. Une saison très spéciale qui verra l’équipe une terminer première de poule, qualifiée pour remonter en Fédérale 2, et qualifiée pour les trente deuxièmes de finale à Rieumes contre Luzech.

Malheureusement, ce match là a été pourri par un arbitrage à sens unique qui a engendré des évènements inexcusables.

Jean Tailhan.

 

Jeannot est cet emblème de fidélité que les troupes romaines auraient aimé porter en première ligne pour saluer les Dieux d’ovalie. Fidèle, il l’était au club rouge et bleu avec enthousiasme comme avec sagesse.

Sans lui ne pouvait se commenter le match à peine passé comme celui qui allait naître le dimanche suivant.

Trésorier du club avant de devenir son secrétaire de 1949 à 1960, il eut la maîtrise de sa passion pour l’équipe locale de la façon la plus folle mais aussi la plus calculée qui soit.

Il a su partager ses engagements avec la BNP qui lui faisait entière confiance avec le rugby qui lui apportait cette note sans frontière.

Sa passion rugbystique le comblait de satisfaction, autant que son célibat lui donnait des envolées de mécène.

Il n’est pas inutile de rappeler que Jeannot fut à la base financière du panneau électrique du Stade Jean Bourrel, d’une partie du goudronnage des accès à ce même stade… même ses dernières pensées ont été pour l’U.S. Q, auquel il a légué une somme rondelette.

Il fut dans les périodes allant de 55 à 60 l’éminence grise du club mais surtout et toujours un personnage emblématique qui savait sans publicité aucune mettre quand il le fallait la main à la poche. “Nitz”, comme les joueurs aimaient le surnommer, n’avait pas que des qualités sublimes, c’était aussi et souvent un “rouspéteur”.

Il fustigeait les timorés pour leur insuffler son humeur aussi difficile que souriante mais toujours sincère. On ne lui connaissait pas la façon de tourner le compliment dont il était “chiche”.

Pourtant, à sa manière, il savait aider, rassurer avec ce sentiment particulier qu’il cachait sous une écorce préfabriquée. Il avait pour son club un amour incommensurable fait de fierté, d’honneur, Voire de culte sans pour autant un mot de tendresse.

Cette tendresse qu’il cachait immuablement sous des propos grincheux, bourrus parfois mais tellement exagérés que les joueurs d’alors savaient y trouver l’expression de cet amour qu’il n’osait exposer.

(Jeannot, ce serait une histoire d’hommes à raconter entre hommes et conservée dans un livre dont les pages bouffées de propos acides seraient résistantes au temps et à toute tentation d’apprivoisement.

Ce serait l’histoire du 16″ joueur de l’U.S.Q. des années 50. Une histoire que seuls peuvent raconter les Dieux d’Ovalie.

Saison 2005-2006

Extrait article de La dépêche.

Les évènements de Rieumes

“La ville s’est réveillée lundi sous un ciel qui a rapidement tourné au gris puis à la pluie… comme s’il pleurait. Des pleurs de colère et d’incompréhension après les événements de dimanche qui se sont déroulés sur la pelouse du stade de Rieumes lors du 32e de finale du championnat de France de fédérale 3 face à Luzech. En cinq petites minutes, la fête du rugby quillanais et de la haute vallée a tourné au vinaigre, au cauchemar.

Réactions toujours issues du quotidien La Dépêche.

Supérieurs dans le jeu au large face à des Lotois solides devant et excellents dans l’alignement, les Quillanais du président Christian Maugard attaquent la seconde période nantis de 12 points d’avance au tableau d’affichage, soit 26 à 18 et quatre essais à deux. Les pénalités pleuvent sur les « rouge et bleu » (une différence de +30 en faveur des Lotois) et les cartons sont dégainés par M. Aymard, l’arbitre du jour.

Une attitude que certains qualifieront « d’arbitrage à sens unique » qui a le don d’énerver supporters et joueurs. On atteint la soixantième minute de la rencontre et l’ouvreur de Luzech a déjà réussi trois pénalités et une transformation en douze petites minutes, lorsque M. Aymard sanctionne les Quillanais au sol et attribue un carton jaune au capitaine Michel Cuguillère… le quatrième de l’après-midi, un de trop.

Entre le joueur et l’arbitre du jour, le ton monte quelque peu et ce dernier sort le « rouge » à l’encontre du capitaine de l’USQ.

La suite on la connaît : un jet de gourde à l’arbitre, une fin de match prématurée, un service d’ordre dépassé, des supporters sur le terrain, un arbitre agressé… puis le néant. Abasourdis, hébétés, consternés, dirigeants et joueurs quillanais restent sur le terrain avant de regagner leurs vestiaires, autour de leur président très abattu, tous conscients que l’irréparable vient d’être commis.

En l’espace de quelques minutes, la belle saison du club phare de la haute vallée a été balayée par une poignée d’excités, qui aujourd’hui portent sur leurs épaules l’avenir de l’US Quillan.En savoir plus sur:
http://www.ladepeche.fr/article/2006/05/09/39402-la-consternation.html#sFEW4ptyTPA1JmJc.99″.

« Titin » Bonnarel : « Ce match sentait la poudre »

Pour « Titin » Bonnarel, ancien seconde ligne de l’US Quillan champion de France en 1954-55, ce match entre Luzech et Quillan « sentait la poudre ».

« Dès le début, j’ai dit à mes collègues dans les tribunes que ce match allait finir en catastrophe », lance-t-il. En fin connaisseur « Titin » reconnaît : « Nous avons fait des fautes et quand il faut punir il faut punir mais il y a des limites… l’arbitre a trop exagéré, poursuivant : il y a des arbitres qui sont un peu excités et qui mettent le feu aux poudres.

Quand on fait trop bouillir la cocotte, elle explose ». Pourtant, l’ancien seconde ligne ne cautionne pas pour autant la triste fin de match : « Le rugby à Quillan c’est une vie et ça me blesse beaucoup, ça m’ennuie de voir ça ». En amoureux du club et du rugby, « Titin » Bonnarel espère des sanctions clémentes : « Il ne faut pas enfoncer le clou, la situation est assez difficile comme ça à Quillan ».

Oui mais seule la commission de discipline tranchera.

Détresse dans les vestiaires

Deux voitures de gendarmerie, une ambulance des pompiers… un décor qu’on n’a pas l’habitude de voir sur un terrain de rugby. Dans les vestiaires de Rieumes, c’est la consternation du côté du corps arbitral et des dirigeants de Rieumes.

« En dix ans d’arbitrage, je n’ai jamais connu cela, souligne M. Aymard. C’est un drôle de baptême », ajoute-t-il. Sur place, l’adjudant Lopez, de la brigade de gendarmerie de Rieumes, recueille les premiers éléments d’une délicate enquête. Dehors, les pompiers évacuent sur le centre hospitalier de Rangueil, M. Clutier, juge de touche, souffrant des côtes et ayant reçu un coup à la tête, et un dirigeant de Rieumes touché au nez.

Aux dernières nouvelles, tous deux seraient sortis dimanche soir de l’hôpital et se réservent à l’heure actuelle, le droit de porter plainte.

Un président abattu

Veste sur l’épaule, regard vide, Christian Maugard est abattu. Son équipe vient de quitter par la petite porte les phases finales du championnat de France de la plus pire des façons. Descendu en fédérale 3 la saison dernière, Christian Maugard a su avec tout l’amour qu’il porte à ce club, le faire remonter aussitôt en fédérale 2 cette année avec, en plus, le bonus des phases finales du championnat de France.

Hélas ! il ne pensait pas que cela se déroulerait ainsi. Hier (ndlr lundi) nous n’avons pas réussi à joindre le président de l’US Quillan. Ses seules déclarations auront été sur le terrain de Rieumes, dimanche après-midi: « C’est terrible ».

Fin de l’article de La dépêche.

Saison 2006-2007

Saison 2006-2007

Les serviteurs de l’équipe championne de France 3 ème division 1955 ont perdu ‘un de leurs amis en la personne de Julien Vaysse. Il était le symbole de ce quinze d’une autre taille, et de cette dimension d’un autre demi-siècle.

Solide et valeureux il savait compliquer les essais de solutions de ses adversaires ; malicieux et sérieux à la fois dans ses entreprises sportives comme dans sa vie de bâtisseur il savait être élégant et responsable.

Il était l’ouvreur (demi d’ouverture) de la chevauchée fantastique de cette année là qu’il avait à sa manière bridée de son assurance légendaire. Ce sportif aussi preux que réservé aura laissé aux générations futures nombreuses pierres scellées de son consciencieux ciment de savoir-faire mais aussi d’une camaraderie qui se veut éternelle.

Les « 55 » perdent ce bâtiment de croisière qui savait aussi bien fendre les eaux de la plaisance que les vagues de la guerre. Certains vous diront que son jeu était austère, en fait, il était rigoureux aussi rigoureux qu’il pouvait être envers lui-même, ce, à l’image de sa passion pour les gens de rugby et du sport en général.

Julien a su trouver ce 16 août une brèche dans la défense céleste, à son habitude, il s’y est introduit sans l’ombre d’une indécision pour aller conclure un essai ou son drop victorieux à la limite de l’éternel.

Le Ciel s’est certes assombri pour saluer son voyage dans l’Ether, tout en pleurant sa percée solitaire.

Ses amis de toujours, joueurs dirigeants et supporters se sont permis de lui offrir un élan de leur cœur, dernier témoignage, simple comme il aurait voulu, mais à la mesure de leur émotion, immense celle-là.

A son épouse et ses enfants, les représentants de cette époque, adressent avec dévotion un sentiment d’émotion et de fierté.

Julien Vaysse Champion de France 1955